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RHIAN SOCCER AND MEDIA REPORTS

 

TOURNEES VERS 2012                          3rd January 2012

(Un texte d'Antoine Deshaies Radio-Canada)

 

Jamais le Canada n'avait remporté autant de victoires en une seule année. L'année 2011 a été mémorable pour les joueuses de l'équipe canadienne féminine de soccer, mais d'abord pour les mauvaises raisons.

 

Après une impressionnante série de victoires, la troupe de Carolina Morace a amorcé la Coupe du monde gonflée à bloc et ambitieuse à souhait. Mais le rêve d'un podium a tourné au cauchemar : 3 défaites en 3 matchs.

 

Photo: AFP/Liu Jin

 

Si l'équipe s'est reprise en remportant la médaille d'or aux Jeux panaméricains, la Montréalaise Rhian Wilkinson trace malgré tout un bilan négatif de l'année.

« C'était l'année de la Coupe du monde. On a échoué là où ça comptait le plus », a-t-elle expliqué à Radio-Canada Sports.

 

L'échec en Allemagne a laissé des traces. Dès la fin juillet, la sélectionneuse Carolina Morace a quitté son poste. Appréciée de ses joueuses mais en froid avec la fédération, l'Italienne n'a laissé personne indifférent. « J'ai beaucoup apprécié Carolina et son départ m'a sincèrement attristée, confie Wilkinson. Mais c'était une entraîneuse très émotive, parfois trop selon moi. Personnellement, j'estime qu'on a passé trop de temps ensemble avant le tournoi.»

 

Avant la Coupe du monde, l'équipe canadienne s'est installée pendant 4 mois en banlieue de Rome pour un camp d'entraînement. Morace avait imposé, avec succès, un nouveau style de jeu plus européen. Les Canadiennes sont arrivées en Allemagne au 6e rang mondial, le meilleur classement de l'histoire du Canada.

Les bons résultats avaient donné confiance à l'effectif unifolié. La confiance emmagasinée s'est toutefois révélée être une arme à double tranchant, selon Rhian Wilkinson.

 

« En Allemagne, on s'est trop fiées à notre nouvelle philosophie de jeu et à nos habiletés techniques. Nous n'avions pas notre agressivité habituelle sur le terrain et le sentiment de devoir lutter pour chaque ballon. Ça n'arrivera plus. »

Morace partie, le Néo-Zélandais John Herdman a rapidement remis l'équipe sur les rails.

 

L'équipe canadienne a d'ailleurs conclu 2011 avec une série de six victoires consécutives. Wilkinson le trouve plus posé, plus cérébral. Avec Herdman, rien n'est laissé au hasard : chaque composante de l'entraînement est maintenant mesurée, la technologie de plus en plus utilisée. « Je n'ai jamais vu un entraîneur travailler aussi fort. Il est très honnête. »

 

Cap sur Londres

Sous Herdman, les Canadiennes ont passé un premier test haut la main avec une victoire aux Jeux panaméricains. Au passage, le Canada a vaincu la Colombie et le Brésil, deux pays présents à la dernière Coupe du monde.

 

Mais le véritable test commencera à Vancouver le 19 janvier lors du premier match de qualification en vue des Jeux olympiques de Londres. Huit formations de la CONCACAF participent au tournoi qui offrira deux billets olympiques.

Le Canada devrait être au plus fort de la course avec les États-Unis, le Mexique et le Costa Rica. « Nous sommes confiantes, mais pas trop. Nous avons appris de nos erreurs l'été dernier.» L'équipe canadienne peaufinera sa préparation en Californie d'ici le début du tournoi.